Oui, il faut prévenir votre assurance habitation, et ce n'est pas une formalité optionnelle : c'est une obligation légale. Une fois déclarés, vos panneaux sont couverts par votre multirisque habitation contre la grêle, la tempête et l'incendie. Le surcoût est modéré (40 à 150 €/an). En revanche, ne pas déclarer, c'est risquer un refus d'indemnisation. Voici l'essentiel.
Faut-il déclarer ses panneaux à l'assurance ?
Oui, c'est obligatoire. L'article L113-2 du Code des assurances impose de signaler à votre assureur, sous quinze jours, toute circonstance nouvelle qui aggrave le risque couvert. Une installation photovoltaïque en fait partie : elle modifie la valeur et le risque de votre logement.
La conséquence d'un oubli est lourde : en cas de sinistre, l'assureur peut invoquer l'absence de déclaration pour ne pas vous indemniser. Un simple courrier ou un appel à votre assureur suffit pour être en règle.
Que couvre l'assurance habitation ?
Une fois déclarés, les panneaux fixés en toiture entrent dans les garanties classiques de votre multirisque habitation :
- Tempête, grêle, neige (TGN) : les intempéries, cause n°1 de sinistre sur les panneaux.
- Incendie : y compris d'origine électrique.
- Catastrophes naturelles : sous réserve d'un arrêté.
- Responsabilité civile : si un panneau se détache et blesse quelqu'un ou endommage le bien d'un tiers.
Certains assureurs proposent en option une garantie bris de matériel ou perte de production (indemnisation de l'électricité non produite après un sinistre), utiles mais non obligatoires.
Combien ça coûte ?
Bonne nouvelle : le surcoût est faible. Comptez 40 à 150 € par an selon la formule et les options, pour protéger un investissement de plusieurs milliers d'euros. En autoconsommation, la déclaration entraîne souvent un surcoût très modeste, parfois nul. C'est une dépense à intégrer dans le calcul de rentabilité, mais elle reste marginale.
N'oubliez pas l'assurance de l'installateur
Votre assurance habitation couvre les sinistres subis. Mais pour les malfaçons de pose, c'est l'assurance de l'installateur qui joue. Un professionnel sérieux dispose :
- d'une assurance décennale, qui couvre les dommages compromettant l'installation pendant dix ans ;
- d'une responsabilité civile professionnelle.
Exigez ces attestations avant de signer : c'est l'un des critères pour choisir un installateur fiable et éviter les mauvaises surprises.
Grêle et climat : la vigilance de 2026
Avec la multiplication des épisodes de grêle, la sinistralité augmente et les assureurs resserrent leurs conditions. Lisez bien votre contrat : franchises, règles de vétusté et éventuelles clauses d'exclusion climatique peuvent réduire l'indemnisation. Des panneaux de qualité, bien fixés par un installateur RGE, résistent d'ailleurs à des grêlons de belle taille, ce qui limite le risque. C'est aussi pour cela que le choix du matériel compte.
Questions fréquentes
Faut-il déclarer ses panneaux solaires à son assurance habitation ?
Oui, c'est obligatoire. L'article L113-2 du Code des assurances impose de signaler à votre assureur, sous quinze jours, toute modification qui aggrave le risque, ce qu'est une installation photovoltaïque. En l'absence de déclaration, l'assureur peut refuser de vous indemniser en cas de sinistre.
Les panneaux solaires sont-ils couverts contre la grêle ?
Oui, une fois déclarés. Les panneaux fixés en toiture sont généralement couverts par les garanties tempête, grêle et neige (TGN) et incendie de votre assurance multirisque habitation, ainsi que par la garantie catastrophes naturelles.
Combien coûte l'assurance de panneaux solaires ?
Le surcoût est modéré : comptez environ 40 à 150 euros par an selon la formule, pour protéger un investissement de plusieurs milliers d'euros. En autoconsommation, la déclaration entraîne souvent un surcoût faible, parfois nul.
Que se passe-t-il si je ne déclare pas mes panneaux ?
Vous risquez un refus de garantie. En cas de sinistre impliquant vos panneaux (incendie, grêle, dégât causé à un tiers), l'assureur peut invoquer l'absence de déclaration pour ne pas indemniser, voire réduire l'indemnisation. La déclaration est donc essentielle.
Faut-il une assurance spécifique pour des panneaux solaires ?
Pas forcément. Le plus souvent, un simple avenant à votre contrat multirisque habitation suffit. Certains assureurs proposent en option une garantie bris de matériel ou perte de production, utile mais non obligatoire, à évaluer selon votre installation.
L'installateur doit-il être assuré lui aussi ?
Oui. Un installateur sérieux dispose d'une assurance décennale et d'une responsabilité civile professionnelle, qui couvrent les malfaçons et les dommages liés à la pose pendant dix ans. Demandez ces attestations avant de signer : c'est un gage de fiabilité.